Systeme

football systeme de jeu

Ils incarnent la réussite ou les échecs d’un entraîneur. Ils portent en eux les espoirs de changement. lls expliquent parfois l’inexplicable scénario d’un match. Et puis, c’est beau, comme expression, système de jeu. C’est savant. Mais il y a deux problèmes : elle est employée le plus souvent de façon impropre et son concept même devient désuet.
Ne pas confondre système de jeu et organisation
L’emploi de l’expression est impropre, rappelons-le pour commencer, car le 4-4-2 (ou le 3-3-3-1 de Bielsa, ou tout autre dispositif), n’est pas un système de jeu mais une organisation. La différence est notable. Une organisation est statique. Elle distribue la place de tout le monde au début de la bataille. C’est un schéma fixe. Une façon de ranger des pions. L’organisation ne dit pas comment joue une équipe ; elle dit comment l’équipe défend. S’il vous prend l’envie, au stade, de traquer le « 4-2-3-1″, vous le relèverez dans deux circonstances : au coup d’envoi, et à la perte du ballon. L’organisation de jeu est une occupation rationnelle de l’espace imposée aux joueurs quand il n’y a plus de ballon pour attaquer. Les équipes « bien en place » sont celles qui se protègent des vagues de l’adversaire avec cette organisation rationnelle. Dans ce cadre-là, le « 4-4-2″ a un sens. Ensuite, il « explose ». Par définition.
C’est quand le ballon est récupéré qu’entre en scène le système de jeu, également appelé par les coaches – ouvrez grand les oreilles lors des interviews – « principes » de jeu, ou « animation ». Les principes de jeu sont ceux qui déterminent, à la discrétion de l’entraîneur, quel joueur doit partir dans quelle zone du terrain quand tel ou tel joueur possède le ballon. Quelle est la complémentarité entre l’attaquant de pointe, ses ailiers et ses milieux. Quel milieu a le droit de monter. Où. Dans quelle situation. Lequel reste en place. Comment les latéraux se répartissent le travail et combinent avec le ou les joueurs placés devant eux. Où s’enclenche le pressing. Quand. La palette des combinaisons est infinie. Michel Platini dirait que le seul système de jeu valable en football est celui qui laisse les joueurs libres de se déplacer selon leurs inspirations.
Il est plus difficile de placer les systèmes ou principes de jeu dans des cases. Des étiquettes peuvent tout au plus tout au plus leur être attribuées – « jeu de possession », « attaque placée », « contre » – mais rien ici de très satisfaisant. Par définition, quand une équipe censée évoluer avec trois attaquants place six joueurs dans la surface au bout de ses offensives, parler de 4-3-3 est restrictif. Quand telle équipe très disciplinée défend à neuf, convoquer le 4-2-3-1 est trop étriqué. La réalité du terrain supporte mal les étiquettes et les vieilles représentations. La réalité du terrain, depuis bien longtemps, c’est que quasiment tout le monde attaque et défend, mais qu’on a du mal à en parler.

systeme de jeu football 4 4 2

Le 4-4-2 à plat est le système souple par excellence car on peut l’adapter et le manier de différentes façons. C’est un système qui favorise l’équilibre d’une équipe tout en permettant une transition plus rapide entre défense et attaque à la récupération du ballon. Le 4-4-2 permet à la fois une bonne couverture de terrain en défense avec les fameuses deux lignes de quatre mais donc aussi de se projeter rapidement vers l’avant. Selon les ajustements de chaque entraîneur, il peut facilement se modeler en 4-2-3-1, 4-2-4, 4-1-4-1 ou 4-3-1-2 car la base est pratiquement la même entre ses diverses organisations.
Le 4-4-2 permet d’associer différents profils d’attaquant (de surface, de soutien, d’espace aimant la profondeur, etc.). Ce sera à l’entraîneur de trouver la combinaison parfaite et la complémentarité entre les deux attaquants. Les milieux excentrés jouent un rôle primordial en phase défensive car ils doivent impérativement empêcher les latéraux adverses de briser le premier rideau défensif ou de renverser le jeu en diagonale. À noter l’influence des milieux centraux car ils coordonnent le mouvement du bloc équipe en prêtant main forte aux milieux excentrés par exemple. Ils jouent un rôle prépondérant dans la récupération du ballon et dans la conservation en phase offensive.



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